Heures d’ouverture: Todos os dias, das 10h00 às 18h00 (última entrada 17h30).

Rua Conde Dom Henrique

4800-412 Guimarães

Antichambre

Antichambre

Antichambre

Dans les Palais Ducales, au contraire de ce qu’on retrouve sur les maisons d’aujourd’hui, il n’y existait pas de couloirs, les chambres se succédaient les unes après les autres, allant des chambres les plus publiques vers les chambres les plus privés.

En rentrant sur cette antichambre on a l’accès à l’espace intime de D. Afonso, premier Duc de Bragança, et auxquels accédaient à peine ceux qui lui étaient plus proches. Cette salle donne accès immédiat à la salle suivante, la Grande Sala ou Aula (aujourd’hui le Salon Noble) où le duc recevait ceux qui voulait le voir.

Les espaces privés du Duc de Bragança se divisaient sur deux étages et étaient composés par six chambres : 3 sur le premier étage et les 3 restantes sur le deuxième étage. La liaison entre les deux étages se faisait à traves d’un escalier en colimaçon (utilisé uniquement par le Duc) et un autre de service utilisé par les servants. Les escaliers originels du siècle quatre cents sont encore en place, mais ne font pas partie du parcours de visite.
Aujourd‘hui qui visite le Palais Ducal a l’accès à ces trois chambres, toutes situées au premier étage – l’antichambre, chambre et la « transcâmara » (aujourd’hui désigné la Salle de Cipion).

L’antichambre était la chambre qui était avant la chambre.

La cheminé et son ouverture quadrangulaire clôturée par une porte en fer. La cheminé permettait de faire le chauffage de la chambre de D. Afonso sans qu’il soit nécessaire d’entrer dans la chambre. Durant la nuit, un des servants maintenait la cheminé allumée, proportionnant le chauffage de la chambre.

Le toit, peint avec des motifs végétaux, avec des scènes de chasse et les armoiries de D. Afonso, premier Duc de Bragança, et de sa femme, D. Constança de Noronha. Il a été peint au moment des travaux de restauration réalisés au XXe siècle par la Direction Général des Monuments Nationaux, ayant comme objectif démontrer la décoration des toits des chambres seigneuriales de l’époque, qui transformait les chambres en lieux plus confortables et amènes.

Ici, sont exposés deux tapisseries flamandes de la série Publius Decius Mus – « Publius Decius Mus prend congé des Lictores » et « Publius Decius Mus et Titus Manlius recevoient le ‘Paladium’ des mains du Sénat de Rome ». Sur elles est documentée l’histoire du Consul romain Publius Decius Mus, basé sur la description constante de l’œuvre, « Ab urbe condita », de l’historien romain Tito Lívio. Les consuls Publius Decius Mus et Titus Manlius dirigeaient les romains à la guerre contre les latins (340-338 av. J.-C.), ayant les deux rêvé avec un géant qui avait prédit “qu’ils seraient sacrifiés aux enfers, le général d’une des armés, et l’armé ennemie, étant nécessaire le sacrifice d’un des consuls pour que la défaite de l’ennemi soit obtenue. Accomplissant un acte de « devotio », Publius Decimus Mus se lance en direction de la mort, vers l’armée Latine dans la Bataille de Vesúvio“ (texte de Maria Antónia Quina).